19.03.2010
L'accident ...
Quand le rêve et la réalité s'entrecroisent !
Je me baladais par un beau matin de printemps, l'orage grondait au loin, ce qui rendait l'air beaucoup plus respirable que la veille.
Ah la veille ... pouvions nous l'oublier ...
Nous étions là assis calmement à une terrasse lorsque c'est arrivé, Un jeune homme a commandé un café, il nous a sourit voyant que nous le regardions ... Il faut dire qu'on en voit peu dans le coin des punk. Il avait l'air gentil, presque beau, le visage enfantin, les traits fins, il fallait toutefois oublier qu'il avait une crète verte sur la tete ...
Cette voiture noire est arrivée en trombe, les pneus crissaient sur la chaussée brûlante, la majorité des personnes présentes sur la place, moi et mes amis y compris, avions les yeux tournés vers le bruit.
Le véhicule s'est approché de la place, un homme assez âgé, l'oeil hagard, le cheveux rare, est sorti en hurlant qu'il hâïssait la société, que nous n'étions que des moutons et que nous allions tous payer. Il a sorti une arme de la voiture, et a tiré sur la foule ...
Il y avait du sang, des cris, des larmes. Je me suis jettée sous la table du jeune punk, la plus proche de la mienne. En tendant la main vers celle de mon ami, j'ai senti que la sienne n'avait plus aucune résistance ... Elle devenait froide à la vitesse des coups de feu.
Le jeune punk m'a regardé, il a souri, et il s'est avancé doucement vers le tireur fou. Il lui parlait, avec son language à lui, lui expliquait que c'était pas si moche la vie, lui montrait un cerisier en fleur tout proche, lui décrivait le nid où les moineaux couvaient, là, sur la plus haute branche. Le tireur a tourné la tête vers le cerisier, le jeune homme a sorti un couteau de sa veste cloutée et lui a planté dans le corps encore, encore et encore ...
Le silence le plus pur se fit sur la place instantanément. Le jeune homme était assis à meme le sol, il pleurait la tete entre les mains. Je me suis relévée, j'ai regardé mes amis, ils étaient tous morts ... Le serveur s'était écroulé sur une table, le visage arraché par des projectiles.
Je courus vers le jeune homme qui me semblait être le seul rescapé de l'histoire. Je me jettai dans ses bras, je hurlais, je ne voulais pas que ça soit arrivé.
Il me repoussa, me disant qu'il devait partir maintenant, que je devrais témoigner et surtout ne pas parler de lui, il me mit le couteau dans les mains, il me mit du sang sur mes vêtements et m'ordonna d'un air sévère de ne jamais parler de lui à qui que ce fut.
Je restait immobile. Les autres commençaient à se relever. J'avais mal vu, il n'y avait aucun mort ! Meme le serveur se releva et vint vint vers moi, un sourire aux lèvres en me remerciant pour tout.
Je hurlai que ce n'était pas moi, que c'était le punk. On me prit pour une folle ... un punk ? quel punk ? il n'y avait jamais eu de punk ici ...
Les secours arrivèrent rapidement et je fus emmenée aux urgences de l'hopital le plus proche ou l'on me fit voir un psy. Il me trouva tout à fait normale, meme peu choquée par rapport à ce que je venais de vivre, et en comptant que pour eux, j'avais tué un homme ...
En me déshabillant le soir à la maison, je vis un petit dessin sur mon épaule, le signe "peace and love" si cher aux punks de toute époque. Je voulus le laver mais non, c'était tatoué ...
Je ne saurai sans doute jamais ce qu'il s'est passé hier, mes amis ne se souviennent pas non plus d'avoir vu ce punk ...
Et aujourd'hui il fait bon, l'orage gronde au loin et je suis en vie pour l'entendre ... Le tonnerre me semble suivre une douce mélodie, et les nuages approchant semblent porter une crète, sauf qu'elle est blanche celle ci ...
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